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Alba

Une création de corps, de gestes, de mouvements librement adaptée de l’œuvre théâtrale de Federico Garcia Lorca,
La Maison de Bernarda Alba

Mise en scène Yves Marc

Création 2015

Le jour où nous cesserons de résister à nos instincts,
nous aurons appris à vivre. Federico Garcia Lorca

En 1936, dans l’Andalousie profonde, à la mort du père, la mère enferme ses filles pendant huit ans, le temps du deuil.
Alba donne à voir, de manière souvent métaphorique, l’enfermement, le pouvoir maternel, social et religieux, le jeu des frustrations et des désirs, des sensualités latentes à l’idée de l’homme, les jalousies et les haines, la contrainte des corps et des âmes.
C’est une ode à la vie et à l’amour sous toutes ses formes, l’amour comme arme possible de résistance et de transgression…
Une ode au désir libre et libéré du poids des dogmes d’une société soumise.

Crédit photos : David Schaffer


Teaser du spectacle


Mise en scène Yves Marc
Assistanat à la mise en scène d’Estelle Bordaçarre

Avec
Yves Marc
Mélanie Devoldère
Silvia Cimino
Véronique Muscianisi
Elsa Taranis
Alexandra Antoine ou Elsa Marquet Lienhart

Artistes bande son Pedro Aguilera, María Cadenas, Arianna F. Grossocordón, Alejandra Prieto, Edouard Hureau
Création lumière & scénographie Jaco Bidermann
Montage sonore David Schaffer
Costumes Fanny Mandonnet


Dans la presse

Pour son quarantième anniversaire, le Théâtre du Mouvement adapte la pièce de Federico Garcia Lorca, La Maison de Bernarda Alba. Et le choc fut de taille, lors de sa création au festival Mimos (Périgueux), car c’est Yves Marc qui incarne le personnage emblématique de la mère. Cette femme acariâtre enferme ses filles dans le deuil de leur père. Elles prient et brodent sans relâche. La cadette, qui rêve d’épouser le beau Pepe, se rebelle contre l’autorité maternelle et les moeurs rigides de l’Espagne catholique. Son corps exulte, son âme s’enivre de liberté. Dans une impressionnante scénographie noire, la force poétique des gestes et des images montrent les contraintes et les frustrations. Un jeu de claustras et de voiles révèle peu à peu les culpabilités, les jalousies et les désirs inavoués. Une création intense, rigoureuse, sensuelle. Thierry Voisin, Télérama, novembre 2015

La mise en scène d’Yves Marc et d’Estelle Bordaçarre privilégie la pureté et la force des sensations de chacun des personnages. Les comédien-ne-s, en corps et en chœur, jouent avec une puissance troublante leurs chants d’amour et de désespoir. Les scènes d’ensemble comme celles à personnage unique sont toutes impressionnantes. Du bel art nous est offert par Mélanie Devoldère (magnifique servante) et Yves Marc (remarquable Bernarda Alba) et par Silvia Cimino, Elsa Marquet-Lienhart, Véronique Muscianisi et Elsa Taranis (époustouflantes de vérité en filles impétueuses, complices et rebelles). L’émotion parle mieux que des mots par ces corps dont on ne sait jamais s’ils dansent ou s’ils miment, s’ils flottent ou s’ils glissent. La puissance artistique passe la rampe, nous sommes profondément touchés par ce drame familial traditionnel si bien conté. Un superbe spectacle. Frédéric Perez, Spectatif, juin 2017
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Alba, sombre envoûtement où la grâce du geste sublime la vie et le désirDans la version d’Yves Marc, le gynécée ibérique n’enferme plus que la mère et quatre filles, avec leur servante (le personnage d’Amelia a disparu). L’absence totale de personnages masculins est maintenue, même si des objets-symboles peuvent les figurer. La trame du récit est respectée, mais certains thèmes se retrouvent renforcés par le passage à un théâtre corporel, tandis que d’autres s’effacent. Ainsi, la dimension charnelle de la pièce s’étoffe : la violence devient insoutenable, la sensualité électrique et explosive, la frustration étouffante, les élans de vie et de révolte qui battent contre la rigidité de la matrone sont aussi palpables et incarnés que des vagues battant en grondant le pied d’une falaise. Pour comprendre moins nettement quels sont les enjeux du contrôle rigide exercé – sauver apparences et réputation, conserver les traditions, assigner la place de la femme dans la société – le spectateur le ressent plus violemment, comme s’il s’inscrivait dans la chair des corps. Matheieu Dochtermann toutelaculture.com, novembre 2015
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« Mime et danse, en bonne intelligenceL’écriture conjugue actes concrets, situations dramatiques et envolées dansées de corps emplis de désir de liberté et de légèreté, d’amour et de mariage. Le corps dansant est fugace, il incarne l’imaginaire du désir. Le corps mimant s’inscrit dans une continuité du temps, il porte en lui un passé et un avenir. La danse existe donc de plein droit dans Alba, mais à des moments précis, pour des solos émouvants et superbement interprétés, en tant que moyen dramaturgique ciblé. Cela n’en fait pas une pièce de danse. Au contraire, la bonne intelligence en laquelle mime et danse s’épaulent mutuellement offre à l’écriture dramaturgique une souplesse plus qu’intéressante. Le mime porte toutes les parties évoquant la réalité vécue et les conflits, la danse offre l’échappatoire. Thomas Hahn, dansercanalhistorique.fr, août 2015
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Crédit photo : Francis Aviet