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Alba

Mise en scène Yves Marc

// Une création de corps, de gestes et de mouvements librement adaptée de la pièce de Federico Garcia Lorca, La Maison de Bernarda Alba

// Prochaines représentations :

Jeudi 8 et Vendredi 9 juin – 19h – International Visual Theatre (75)

Création 2015

« Le jour où nous cesserons de résister à nos instincts, nous aurons appris à vivre. » Federico Garcia Lorca

En 1936, dans l’Andalousie profonde, à la mort du père, la mère enferme ses filles pendant huit ans, le temps du deuil.
Alba va donner à voir, de manière souvent métaphorique, l’enfermement, le pouvoir maternel, social et religieux, le jeu des frustrations et des désirs, des sensualités latentes à l’idée de l’homme, les jalousies et les haines, la contrainte des corps et des âmes.
Ce sera aussi une ode à la vie et à l’amour sous toutes ses formes, l’amour comme arme possible de résistance et de transgression…
Une ode au désir libre et libéré du poids des dogmes d’une société soumise.

Crédit photos : David Schaffer



 Mise en scène Yves Marc
Assisté d’Estelle Bordaçarre

Distribution
Bernarda : Yves Marc
La Poncia : Mélanie Devoldère
Adela : Silvia Cimino
Augustias : Véronique Muscianisi
Martirio : Elsa Taranis
Magdalena : Elsa Marquet Lienhart
Artistes bande son : Pedro AguileraMaría CadenasArianna F. GrossocordónAlejandra PrietoEdouard Hureau
Création sonore : David Schaffer
Création lumière & scénographie : Jaco Biderman
Costumes : Fanny Mandonnet


La presse en parle

“Alba”, sombre envoûtement où la grâce du geste sublime la vie et le désir

L’intrigue sur laquelle repose La maison de Bernarda Alba est bien connue : dans l’Andalousie des années 30, une femme qui vient de perdre son second époux décrète un deuil de huit ans pour elle-même comme pour ses cinq filles. Huis-clos étouffant, la pièce sert de révélateur au poids des traditions, à la violence que ces dernières exercent sur les individus et sur les corps, ainsi qu’à la condition de la femme dans une société patriarcale.

Dans la version d’Yves Marc, le gynécée ibérique n’enferme plus que la mère et quatre filles, avec leur servante (le personnage d’Amelia a disparu). L’absence totale de personnages masculins est maintenue, même si des objets-symboles peuvent les figurer. La trame du récit est respectée, mais certains thèmes se retrouvent renforcés par le passage à un théâtre corporel, tandis que d’autres s’effacent. Ainsi, la dimension charnelle de la pièce s’étoffe : la violence devient insoutenable, la sensualité électrique et explosive, la frustration étouffante, les élans de vie et de révolte qui battent contre la rigidité de la matrone sont aussi palpables et incarnés que des vagues battant en grondant le pied d’une falaise. Pour comprendre moins nettement quels sont les enjeux du contrôle rigide exercé – sauver apparences et réputation, conserver les traditions, assigner la place de la femme dans la société – le spectateur le ressent plus violemment, comme s’il s’inscrivait dans la chair des corps.

TOUTE LA CULTURE, novembre 2015
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Pour son quarantième anniversaire, le Théâtre du Mouvement adapte la pièce de Federico Garcia Lorca, La Maison de Bernarda Alba. Et le choc fut de taille, lors de sa création au festival Mimos (Périgueux), car c’est Yves Marc qui incarne le personnage emblématique de la mère. Cette femme acariâtre enferme ses filles dans le deuil de leur père. Elles prient et brodent sans relâche. La cadette, qui rêve d’épouser le beau Pepe, se rebelle contre l’autorité maternelle et les moeurs rigides de l’Espagne catholique. Son corps exulte, son âme s’enivre de liberté. Dans une impressionnante scénographie noire, la force poétique des gestes et des images montrent les contraintes et les frustrations. Un jeu de claustras et de voiles révèle peu à peu les culpabilités, les jalousies et les désirs inavoués. Une création intense, rigoureuse, sensuelle.

Thierry Voisin, TELERAMA, novembre 2015

 

« Mime et danse, en bonne intelligence »

L’écriture conjugue actes concrets, situations dramatiques et envolées dansées de corps emplis de désir de liberté et de légèreté, d’amour et de mariage. Le corps dansant est fugace, il incarne l’imaginaire du désir. Le corps mimant s’inscrit dans une continuité du temps, il porte en lui un passé et un avenir. La danse existe donc de plein droit dans Alba, mais à des moments précis, pour des solos émouvants et superbement interprétés, en tant que moyen dramaturgique ciblé. Cela n’en fait pas une pièce de danse. Au contraire, la bonne intelligence en laquelle mime et danse s’épaulent mutuellement offre à l’écriture dramaturgique une souplesse plus qu’intéressante. Le mime porte toutes les parties évoquant la réalité vécue et les conflits, la danse offre l’échappatoire.

Thomas Hahn, www.dansercanalhistorique.fr, août 2015
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Crédit photo : Francis Aviet